DPE à Cimetière de la Sède, Tarbes : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
Au quartier Cimetière de la Sède à Tarbes, les 996 DPE analysés concernent principalement des appartements dans un bâti construit entre 1948 et 1974. La classe D domine et les passoires énergétiques représentent 2,8 % des diagnostics, contre 5,3 % à l’échelle de la ville.

Un bâti principalement collectif, construit entre 1948 et 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Cimetière de la Sède) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 7 | 0,7 % |
| C | 216 | 21,7 % |
| D | 639 | 64,2 % |
| E | 105 | 10,5 % |
| F | 22 | 2,2 % |
| G | 6 | 0,6 % |
Le profil immobilier de Cimetière de la Sède se distingue par la concentration des diagnostics sur une même période de construction. Les logements construits entre 1948 et 1974 représentent 79,8 % des DPE du quartier, tandis que ceux construits avant 1975 en constituent 88,6 %. Les maisons individuelles occupent une place minoritaire, avec 8,7 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Le portrait qui se dessine est donc celui d’un parc diagnostiqué principalement collectif, très largement antérieur à 1975. Ces proportions décrivent toutefois les biens présents dans les données analysées : elles ne constituent pas un recensement exhaustif du quartier. Elles ne permettent pas non plus de connaître les matériaux, les équipements de chauffage ou les rénovations réalisées dans chaque immeuble.
- Période dominante : 1948-1974, avec 79,8 % des diagnostics du quartier. Ce poids donne un repère sur l’âge du bâti, sans établir à lui seul sa performance actuelle.
- Bâti antérieur à 1948 : 8,7 % dans le quartier, contre 21,1 % à Tarbes. Le parc diagnostiqué local comprend donc proportionnellement moins de logements de cette période ancienne.
- Maisons individuelles : 8,7 % des diagnostics. Les appartements constituent le reste de l’échantillon, dont la surface médiane est de 60 m².
Une classe D dominante et 28 diagnostics classés F ou G
La répartition énergétique est nettement dominée par la classe D, qui regroupe 639 diagnostics sur les 996 géolocalisés dans le quartier. La classe C arrive ensuite avec 216 diagnostics, devant la classe E, qui en compte 105. Les classes les plus performantes sont peu présentes : un diagnostic est classé A et sept sont classés B. À l’autre extrémité, les classes F et G réunissent respectivement 22 et six diagnostics. Cette distribution montre que le bâti ancien au sens large n’est pas systématiquement associé aux étiquettes les moins favorables. Elle ne permet cependant pas d’expliquer les résultats : les données fournies ne précisent ni les travaux effectués ni les caractéristiques techniques responsables du classement. Pour un logement particulier, son propre diagnostic reste donc le point de référence.
Moins de passoires qu’à Tarbes, mais une consommation médiane supérieure
La comparaison avec Tarbes donne une lecture contrastée du quartier. Les passoires énergétiques F et G y représentent 2,8 % des diagnostics, contre 5,3 % dans la ville entière. Le quartier présente donc une proportion plus faible de logements dans ces deux classes. En revanche, sa consommation médiane atteint 176 kWh/m²/an, alors que celle de Tarbes est de 165 kWh/m²/an. Ces résultats ne sont pas contradictoires : la part des classes F et G renseigne sur les étiquettes les moins favorables, tandis que la médiane de consommation décrit le centre de la distribution. Le coût énergétique annuel médian estimé est presque identique, à 932 € dans le quartier et 931 € dans la ville. Cela ne suffit pas à conclure à une performance globale supérieure ou inférieure.
- Passoires énergétiques : 28 logements classés F ou G, soit 2,8 % dans le quartier, contre 5,3 % pour Tarbes. La comparaison porte sur leur fréquence dans les diagnostics.
- Consommation médiane : 176 kWh/m²/an dans le quartier, contre 165 kWh/m²/an dans la ville. Cet indicateur doit être distingué du coût énergétique annuel estimé.
- Surface médiane : 60 m² contre 63 m² à Tarbes. Les surfaces et les coûts médians ne correspondent pas nécessairement aux mêmes logements et ne doivent pas être combinés pour reconstituer un bien type.
Vendre dans le quartier : situer le bien sans lui attribuer la moyenne locale
Pour préparer une vente à Cimetière de la Sède, les statistiques servent avant tout à replacer le logement dans son environnement. Un bien classé D appartient à l’étiquette la plus représentée parmi les 996 diagnostics étudiés. Un logement classé C, E, F ou G doit être présenté selon son résultat réel, sans laisser entendre que le profil général du quartier s’applique à lui. La faible part locale de passoires ne dispense donc pas d’examiner le diagnostic individuel. De même, une construction entre 1948 et 1974 ne permet pas de déduire une classe énergétique. Une présentation factuelle peut rapprocher la période de construction, la surface et les indicateurs du bien, puis les comparer aux repères du quartier en signalant clairement ce qui relève du logement et ce qui relève de l’échantillon.
Louer et interpréter les données : distinguer estimation et situation réelle
Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 932 € fournit un repère local, mais pas le budget certain du futur occupant. Il s’agit d’une médiane issue des diagnostics, et non d’une facture observée pour chaque logement. La même prudence s’applique à la consommation médiane de 176 kWh/m²/an : un appartement donné peut présenter un résultat différent. Le bailleur peut donc s’appuyer sur les informations propres au bien pour expliquer sa situation énergétique, plutôt que reprendre les valeurs du quartier comme une prévision personnalisée. Les données fournies ne comportent pas de cadre réglementaire de location. Elles ne permettent donc pas, à elles seules, de conclure sur la possibilité de louer un logement particulier ni sur les démarches applicables à son étiquette.
La portée de l’analyse doit enfin rester clairement définie. Les 996 diagnostics géolocalisés à Cimetière de la Sède appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE de Tarbes. Les faits disponibles ne donnent pas la période de réalisation de ces diagnostics, le nombre total de logements du quartier ou le détail des éventuels diagnostics successifs concernant un même bien. Il serait donc excessif de transformer ces résultats en inventaire complet du parc ou en mesure de son évolution. Les chiffres décrivent une distribution observée, utile pour situer une vente ou une location. Ils ne renseignent pas sur la valeur immobilière, la demande locative ou l’état technique complet des logements. Pour ces sujets, aucune conclusion chiffrée ne peut être tirée des seules informations disponibles.
Questions fréquentes
Quelle étiquette DPE est la plus fréquente à Cimetière de la Sède ?
La classe D est la plus représentée, avec 639 diagnostics sur 996. Elle devance la classe C, qui en compte 216, puis la classe E, avec 105 diagnostics. Cette prédominance décrit les logements diagnostiqués dans l’échantillon ; elle ne permet pas d’attribuer automatiquement une étiquette à un appartement ou à une maison du quartier.
Le quartier compte-t-il moins de passoires énergétiques que Tarbes ?
Oui, leur proportion est de 2,8 % dans le quartier, contre 5,3 % pour la ville entière. Cela correspond à 22 diagnostics F et six diagnostics G. Ce résultat doit être distingué de la consommation médiane, qui reste supérieure dans le quartier : 176 kWh/m²/an contre 165 kWh/m²/an à Tarbes.
Peut-on utiliser les 932 € médians pour annoncer les dépenses d’un logement ?
Les 932 € constituent un coût énergétique annuel médian estimé pour l’échantillon du quartier, pas une dépense garantie pour un bien précis. Dans une présentation destinée à la vente ou à la location, ce chiffre peut servir de comparaison locale, à condition de ne pas le confondre avec l’estimation figurant dans le diagnostic du logement concerné.