DPE à Marcadieu, Tarbes : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers
À Marcadieu, l’analyse de 998 DPE décrit un quartier très majoritairement composé d’appartements, avec une forte présence de logements anciens. Les étiquettes C et D y sont les plus représentées, tandis que la proportion de logements classés F ou G dépasse légèrement celle de Tarbes.

Le dossier énergétique de Marcadieu repose sur 998 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Tarbes. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leurs classes énergétiques et plusieurs valeurs médianes. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements de Marcadieu : les résultats doivent donc être lus comme le portrait du parc observé. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, leur intérêt est de fournir des points de comparaison locaux. L’âge du bâti, le type de logement, la surface et les résultats du diagnostic individuel restent à examiner ensemble, sans attribuer automatiquement à un bien les caractéristiques moyennes ou médianes du quartier.
Un bâti surtout collectif, marqué par les constructions antérieures à 1975
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Marcadieu) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 21 | 2,1 % |
| B | 63 | 6,3 % |
| C | 393 | 39,4 % |
| D | 311 | 31,2 % |
| E | 152 | 15,2 % |
| F | 44 | 4,4 % |
| G | 14 | 1,4 % |
La période de construction dominante à Marcadieu est celle de 1948 à 1974 : elle représente 39,4 % des diagnostics du quartier. Le bâti plus ancien occupe également une place importante, puisque 31,4 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1948. Au total, la part indiquée pour les constructions antérieures à 1975 atteint 70,7 %. Le profil est donc nettement orienté vers un parc ancien, mais cette ancienneté ne suffit pas à déterminer une étiquette énergétique. Les données fournies ne détaillent ni les rénovations réalisées ni les équipements des logements. Elles montrent aussi une très forte présence de l’habitat collectif : les maisons individuelles ne représentent que 3,5 % du parc diagnostiqué, le reste étant constitué d’appartements. La lecture du quartier doit ainsi rester principalement centrée sur ce type de logement.
- Période dominante : 1948-1974, avec 39,4 % des diagnostics. Cette indication décrit la génération de bâti la plus représentée, sans renseigner à elle seule sur l’état actuel des logements.
- Constructions antérieures à 1948 : 31,4 % à Marcadieu, contre 21,1 % à Tarbes. Le quartier présente donc une présence plus marquée du bâti le plus ancien dans les données analysées.
- Maisons individuelles : 3,5 % des logements diagnostiqués. Les appartements constituent le reste du parc observé, ce qui limite la pertinence de ces références pour décrire une maison particulière.
- Surface médiane : 57 m² dans le quartier. Ce repère donne une indication sur les surfaces observées, mais ne décrit ni la distribution complète des superficies ni le nombre de pièces.
Des étiquettes C et D dominantes, avec 5,8 % de classes F ou G
La répartition des étiquettes fait apparaître une concentration sur les classes C et D, avec respectivement 393 et 311 diagnostics. La classe E rassemble 152 diagnostics, tandis que les classes A et B en comptent 21 et 63. À l’autre extrémité de la distribution, 44 logements sont classés F et 14 sont classés G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 58 logements, soit 5,8 % du quartier observé. Ce résultat invite à éviter une lecture uniforme de Marcadieu : la forte présence de constructions anciennes ne se traduit pas par une majorité de classes F ou G. Inversement, la prédominance des classes C et D ne permet pas de présumer du résultat d’un appartement précis. Les étiquettes disponibles décrivent des situations énergétiques différentes au sein d’un même quartier.
- Classes A et B : 21 diagnostics en A et 63 en B. Ces résultats sont présents à Marcadieu, mais les données ne précisent pas les périodes de construction ou les rénovations correspondantes.
- Classes C et D : 393 diagnostics en C et 311 en D. Ce sont les deux classes les plus représentées, et non une étiquette que l’on pourrait attribuer par défaut à un logement.
- Classe E : 152 diagnostics. Cette catégorie constitue une composante distincte du parc, à ne pas confondre avec les 58 logements classés F ou G.
- Classes F et G : 44 diagnostics en F et 14 en G. Leur proportion globale de 5,8 % permet une comparaison avec Tarbes, mais ne renseigne pas sur leur localisation précise dans Marcadieu.
Par rapport à Tarbes, des médianes énergétiques un peu plus élevées
La comparaison avec Tarbes fait ressortir plusieurs différences complémentaires. La proportion de classes F et G est de 5,8 % à Marcadieu, contre 5,3 % pour la ville entière : elle est légèrement supérieure, sans justifier de présenter tout le quartier comme particulièrement dégradé. La consommation médiane atteint 178 kWh/m²/an, contre 165 kWh/m²/an à l’échelle municipale. Le coût énergétique annuel médian estimé est lui aussi plus élevé, à 946 €, contre 931 €. En parallèle, la surface médiane est plus petite : 57 m², contre 63 m². Ces indicateurs doivent être lus séparément, car ils ne décrivent pas nécessairement le même logement. La présence plus importante du bâti antérieur à 1948 constitue un autre contraste avec la ville, mais les données ne permettent pas d’en mesurer l’effet propre sur la consommation.
Vendre à Marcadieu : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier
Pour préparer une vente à Marcadieu, ces données offrent surtout un cadre de présentation factuel du logement. Un vendeur peut situer l’étiquette de son bien dans une distribution où les classes C et D comptent respectivement 393 et 311 diagnostics, puis présenter ses caractéristiques propres. L’année de construction mérite d’être distinguée de la performance mesurée : appartenir au parc antérieur à 1975, qui représente 70,7 % des diagnostics locaux, ne suffit pas à expliquer un classement. Si le logement est classé F ou G, il importe de présenter clairement ce résultat plutôt que de le relativiser par la seule moyenne du quartier. Les données fournies ne permettent de chiffrer ni une décote, ni une prime liée à une étiquette, ni un effet sur les conditions de négociation.
Louer à Marcadieu : examiner le diagnostic et l’estimation du logement
Dans un projet de location, l’enjeu est de distinguer les repères du quartier des informations propres au logement proposé. Le coût énergétique annuel médian estimé de 946 € peut servir de point de comparaison, mais ne constitue pas un budget garanti pour un locataire. La surface médiane de 57 m² rappelle aussi qu’une comparaison entre logements de superficies différentes demande de la prudence. Pour le bailleur comme pour le candidat locataire, la lecture doit porter sur l’étiquette et les estimations du diagnostic individuel. La présence de 58 logements classés F ou G justifie une attention particulière à ces situations, sans permettre de conclure ici à la possibilité de louer un bien précis. Les faits fournis ne contiennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour trancher cette question.
Questions fréquentes
Marcadieu est-il moins performant énergétiquement que Tarbes ?
Les indicateurs fournis sont légèrement moins favorables : 5,8 % de classes F ou G contre 5,3 % à Tarbes, et une consommation médiane de 178 contre 165 kWh/m²/an. Cela ne constitue pas un classement global de tous les logements. Les surfaces et les périodes de construction diffèrent également, et chaque bien conserve son propre résultat DPE.
Un appartement ancien à Marcadieu est-il nécessairement une passoire énergétique ?
Non, l’ancienneté ne permet pas à elle seule de déduire l’étiquette. Les constructions antérieures à 1975 représentent 70,7 % des diagnostics, alors que les classes F et G en représentent 5,8 %. Les données ne croisent toutefois pas l’âge et l’étiquette de chaque logement : elles ne permettent donc pas de caractériser précisément chaque génération de bâti.
Peut-on utiliser 946 € comme budget énergétique annuel pour une location ?
Cette somme est le coût énergétique annuel médian estimé du parc diagnostiqué à Marcadieu, pas une prévision individuelle. Elle fournit un repère local, à comparer aux estimations du logement concerné. La médiane de Tarbes est de 931 €, mais aucune de ces deux valeurs ne garantit le montant d’une facture future.