DPE à Martinet, Tarbes : comprendre le bâti et les enjeux de vente ou location
À Martinet, les 1 450 DPE analysés dessinent un quartier de Tarbes majoritairement composé d’appartements, avec un bâti dominé par la période 1948-1974. Les passoires énergétiques y sont moins représentées que dans la ville entière, mais la consommation médiane et le coût annuel médian estimé sont plus élevés.

Le dossier énergétique de Martinet repose sur 1 450 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Tarbes. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués et de les comparer aux indicateurs disponibles pour la ville. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Le profil observé associe une forte présence du bâti antérieur à 1975, une nette majorité d’appartements et des étiquettes principalement situées en C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces résultats donnent un contexte utile, sans remplacer l’examen du DPE du bien concerné.
Un bâti dominé par les appartements de la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Martinet) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 12 | 0,8 % |
| C | 530 | 36,6 % |
| D | 603 | 41,6 % |
| E | 241 | 16,6 % |
| F | 41 | 2,8 % |
| G | 22 | 1,5 % |
La période 1948-1974 représente 61,0 % des diagnostics de Martinet : elle constitue donc le principal repère pour comprendre l’âge du bâti étudié. Les logements construits avant 1948 comptent pour 17,3 %, tandis que l’ensemble antérieur à 1975 atteint 78,3 %. Le quartier présente ainsi un profil largement ancien, sans être principalement composé de constructions d’avant 1948. Les maisons individuelles ne représentent que 9,4 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette structure invite à lire les résultats avant tout comme ceux d’un parc collectif. Elle ne permet pas, à elle seule, de connaître les matériaux, l’état de l’isolation, les équipements de chauffage ou les rénovations déjà réalisées dans chaque immeuble.
Des étiquettes C et D prédominantes parmi les 1 450 DPE
- Étiquettes A et B : respectivement 1 et 12 diagnostics. Ces classes sont peu présentes dans l’échantillon du quartier ; elles ne caractérisent donc pas le profil énergétique le plus fréquemment observé à Martinet.
- Étiquette C : 530 diagnostics. Ce groupe occupe une place importante dans la distribution, même si la classe D reste la plus représentée parmi les résultats fournis.
- Étiquette D : 603 diagnostics. C’est le premier groupe du quartier, ce qui place cette étiquette au centre de la lecture du parc diagnostiqué, sans en faire une note applicable à chaque logement.
- Étiquette E : 241 diagnostics. Cette catégorie mérite d’être distinguée des classes F et G pour décrire correctement la diversité des situations énergétiques présentes dans le quartier.
- Étiquettes F et G : respectivement 41 et 22 diagnostics. Les faits fournis regroupent ces classes sous la notion de passoires énergétiques, soit 63 logements et une part annoncée de 4,3 %.
La distribution des étiquettes montre que Martinet ne peut pas être résumé à son ancienneté. Malgré une part de 78,3 % de logements construits avant 1975 dans les diagnostics, les classes C et D dominent, tandis que les passoires F et G représentent 4,3 %. Ces observations décrivent des dimensions différentes : la date de construction renseigne sur l’âge du bâti, alors que l’étiquette caractérise le résultat énergétique du logement diagnostiqué. Les données ne détaillent ni les travaux effectués ni les caractéristiques techniques susceptibles d’expliquer les notes obtenues. Il serait donc injustifié d’attribuer les résultats à une rénovation généralisée, à un mode de chauffage particulier ou à une qualité d’isolation uniforme.
Moins de passoires qu’à Tarbes, mais des médianes énergétiques supérieures
La comparaison avec Tarbes fait apparaître un profil contrasté. La part des passoires F et G atteint 4,3 % à Martinet, contre 5,3 % pour la ville entière. En revanche, la consommation médiane du quartier s’établit à 182 kWh/m²/an, contre 165 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur : 989 €, contre 931 €. Ces indicateurs ne se contredisent pas : la proportion de logements dans les classes les plus défavorables et la médiane de consommation ne mesurent pas la même chose. Une proportion plus faible de passoires ne suffit donc pas à conclure que l’ensemble du parc de Martinet consomme moins que celui de Tarbes.
Une surface médiane de 58 m² pour interpréter les dépenses estimées
- Surface : la médiane est de 58 m² à Martinet, contre 63 m² à Tarbes. Ce repère aide à situer la taille des logements diagnostiqués, mais ne décrit pas toutes les surfaces proposées à la vente ou à la location.
- Consommation : les 182 kWh/m²/an du quartier, comparés aux 165 kWh/m²/an de la ville, constituent un indicateur rapporté à la surface. Ils ne doivent pas être confondus avec une quantité annuelle totale consommée par un ménage.
- Dépense énergétique : les 989 € correspondent à un coût annuel médian estimé, et non à une facture commune à tous les occupants. Les données fournies ne permettent pas de prévoir la dépense réelle d’un logement particulier.
- Ancienneté : le bâti d’avant 1948 représente 17,3 % à Martinet, contre 21,1 % à Tarbes. Le quartier est donc moins marqué par cette période que la ville, malgré la forte présence globale de constructions antérieures à 1975.
Vendre ou louer : situer le bien sans lui attribuer la médiane du quartier
Pour vendre à Martinet, les 603 diagnostics classés D et les 530 classés C offrent des points de comparaison descriptifs, mais ne permettent pas de calculer une valeur immobilière ou une décote. La présentation du bien gagne à distinguer son étiquette propre, sa surface et son estimation de coût énergétique des résultats du quartier. Pour louer, la même distinction évite de présenter les 989 € médians comme le budget annuel assuré du futur occupant. Un logement F ou G appartient à un groupe minoritaire dans l’échantillon, sans que cette rareté efface sa situation particulière. Dans les deux cas, les données locales servent à contextualiser le DPE individuel, pas à s’y substituer.
Questions fréquentes
Martinet est-il plus performant sur le plan énergétique que l’ensemble de Tarbes ?
La réponse dépend de l’indicateur retenu. Martinet compte 4,3 % de passoires F et G, contre 5,3 % dans la ville entière. En revanche, sa consommation médiane atteint 182 kWh/m²/an, contre 165 kWh/m²/an à Tarbes, et son coût annuel médian estimé est supérieur. Les faits fournis ne permettent donc pas de classer globalement le quartier comme plus performant sur tous les plans.
Quel type de logement domine dans les DPE de Martinet ?
Les appartements dominent nettement : les maisons individuelles représentent seulement 9,4 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 61,0 % des diagnostics. Au total, 78,3 % concernent du bâti antérieur à 1975. Ce profil décrit l’échantillon étudié, mais ne permet pas de présumer de l’état d’entretien ou de rénovation de chaque logement.
Peut-on utiliser les 989 € médians pour présenter un logement à louer ?
Ce montant peut être cité comme contexte statistique du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé. Il ne constitue ni l’estimation propre au logement proposé ni une garantie de facture pour l’occupant. Pour présenter le bien, il faut distinguer ses informations individuelles de cette médiane, calculée sur l’échantillon de Martinet.