DPE du quartier Préfecture à Tarbes : bâti ancien et repères pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Le quartier Préfecture à Tarbes présente un bâti majoritairement ancien, avec 56,8 % des diagnostics concernant des logements construits avant 1948. Parmi les 911 DPE géolocalisés analysés, les classes C et D dominent et la part de logements F ou G reste inférieure à celle de la ville.

DPE du quartier Préfecture à Tarbes : bâti ancien et repères pour vendre ou louer — Tarbes

Le dossier DPE de Préfecture repose sur 911 diagnostics géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Tarbes. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leurs performances énergétiques. Elles apportent des repères pour préparer une vente ou une location, sans remplacer l’examen du diagnostic propre au bien concerné. Le profil qui se dessine associe une forte présence du bâti ancien, une très faible part de maisons individuelles et des étiquettes principalement situées en C et D. Pour interpréter cet ensemble, il faut distinguer la performance rapportée à la surface, le coût annuel estimé et les caractéristiques des logements observés.

Un quartier d’appartements marqué par les constructions anciennes

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Préfecture)Part du quartier
A00,0 %
B384,2 %
C40043,9 %
D33036,2 %
E10511,5 %
F242,6 %
G141,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Préfecture (Tarbes).

La période de construction dominante à Préfecture est celle d’avant 1948 : elle représente 56,8 % des diagnostics du quartier, contre 21,1 % à l’échelle de Tarbes. La place de l’ancien apparaît également dans la part des logements construits avant 1975, qui atteint 85,8 %. Les maisons individuelles ne constituent que 3,7 % des biens diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements. Ces éléments décrivent donc un secteur très majoritairement collectif, dont le parc observé est plus ancien que celui de la ville. Ils ne renseignent toutefois ni les matériaux employés ni les travaux déjà réalisés. L’année de construction constitue un élément de contexte, mais elle ne suffit pas à déterminer l’étiquette énergétique d’un appartement.

  • Avant 1948 : 56,8 % des diagnostics de Préfecture concernent cette période. Cette proportion décrit l’ancienneté du bâti observé, sans indiquer à elle seule son état actuel ou sa performance énergétique.
  • Avant 1975 : 85,8 % des logements diagnostiqués relèvent de cette catégorie. Les logements d’avant 1948 y sont inclus : ces deux proportions ne doivent donc pas être additionnées.
  • Maisons individuelles : leur part de 3,7 % invite à lire les résultats du quartier avant tout comme un portrait d’appartements, plutôt que comme celui d’un parc de maisons.

Des étiquettes C et D dominantes parmi les 911 diagnostics

La répartition des étiquettes fait apparaître 400 diagnostics classés C et 330 classés D. Ce sont les deux catégories les plus représentées à Préfecture. La classe E rassemble 105 diagnostics, tandis que la classe B en compte 38 et qu’aucun diagnostic de l’échantillon n’est classé A. Les classes F et G regroupent respectivement 24 et 14 logements. Le quartier ne présente donc pas une situation énergétique uniforme : le bâti ancien y coexiste avec des résultats variés. La prédominance des classes C et D montre notamment qu’il serait réducteur d’assimiler toutes les constructions anciennes du secteur à des passoires énergétiques. En revanche, ces données ne permettent pas d’attribuer les résultats observés à des rénovations ou à des équipements particuliers.

Moins de passoires qu’à Tarbes, mais une consommation médiane supérieure

Les 38 logements classés F ou G représentent 4,2 % des diagnostics de Préfecture, contre 5,3 % pour l’ensemble de Tarbes. Sur cet indicateur, le quartier présente une proportion de passoires énergétiques plus faible que la ville. La comparaison est néanmoins différente pour la consommation médiane : elle atteint 181 kWh/m²/an dans le quartier, contre 165 kWh/m²/an à Tarbes. Ces deux constats ne sont pas contradictoires, car la part des étiquettes F et G et la consommation médiane décrivent des aspects distincts de la distribution. On ne peut donc pas résumer la situation par un jugement global de meilleure performance. Les chiffres disponibles permettent une comparaison précise de ces indicateurs, mais pas de toutes les classes énergétiques avec celles de la ville.

  • Passoires énergétiques : 4,2 % à Préfecture et 5,3 % à Tarbes. Ce repère situe la présence des classes F et G, sans indiquer l’étiquette d’un logement particulier.
  • Consommation médiane : 181 kWh/m²/an dans le quartier, contre 165 kWh/m²/an pour la ville. La valeur du quartier est supérieure sur cet indicateur rapporté à la surface.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 893 € à Préfecture, contre 931 € à Tarbes. Il s’agit d’un repère issu des diagnostics, et non d’une facture garantie pour un futur occupant.
  • Surface médiane : 50 m² dans le quartier, contre 63 m² à l’échelle communale. Cette différence doit être gardée à l’esprit lorsqu’on rapproche les coûts annuels des deux périmètres.

Vendre à Préfecture : situer le bien sans lui attribuer la moyenne

Pour présenter un logement à la vente, les données de Préfecture servent d’abord à contextualiser son diagnostic. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, avec 400 diagnostics ; un bien classé F ou G relève d’un ensemble moins fréquent, limité à 38 logements observés. Cette mise en perspective ne permet toutefois de déduire ni une valeur de vente ni les conditions d’une transaction. La présentation du bien gagne à distinguer son étiquette propre, sa consommation estimée, sa surface et sa période de construction. Dans un quartier où 56,8 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948, l’ancienneté ne doit pas être présentée comme une preuve suffisante de mauvaise performance, pas davantage que l’adresse comme une garantie de sobriété.

Louer à Préfecture : examiner le diagnostic et les estimations du logement

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 893 € constitue un point de comparaison, mais il ne doit pas être attribué automatiquement au logement proposé. La surface médiane du quartier est de 50 m², et les performances se répartissent entre plusieurs étiquettes : les caractéristiques du bien restent donc déterminantes pour lire son estimation. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner le DPE du logement plutôt qu’à s’appuyer uniquement sur la part relativement faible de passoires du quartier. Les 24 diagnostics F et les 14 diagnostics G rappellent que ces situations existent localement. Les statistiques fournies ne permettent cependant pas, à elles seules, de conclure à la possibilité juridique de louer un bien précis.

Questions fréquentes

Le bâti ancien de Préfecture implique-t-il forcément un mauvais DPE ?

Non, les données ne permettent pas cette assimilation. Les constructions d’avant 1948 représentent 56,8 % des diagnostics, mais les étiquettes les plus fréquentes sont C, avec 400 diagnostics, et D, avec 330 diagnostics. Le croisement détaillé entre âge et étiquette n’est pas fourni. Il faut donc examiner le DPE du logement pour connaître sa performance, sans la déduire de sa seule période de construction.

Préfecture est-il mieux situé que Tarbes sur le plan énergétique ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. La part de logements F ou G est plus faible à Préfecture : 4,2 %, contre 5,3 % à Tarbes. En revanche, la consommation médiane est supérieure, à 181 kWh/m²/an contre 165 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est inférieur, mais la surface médiane l’est aussi. Ces résultats appellent une comparaison nuancée plutôt qu’un classement global.

Peut-on utiliser les 893 € médians pour annoncer les dépenses d’un logement ?

Cette valeur peut être citée comme repère du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé des diagnostics analysés. Elle ne remplace pas l’estimation propre au bien et ne garantit pas une dépense réelle. Pour une vente ou une location, il convient de distinguer ce chiffre collectif des informations figurant dans le DPE du logement concerné.

Sources officielles

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